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    En difficulté face aux tirs de misilles ballistiques, l'Ukraine restreint la diffusion de ses données sur les frappes russes
    Seuls des systèmes avancés, notamment les Patriot fabriqués aux Etats-Unis, peuvent abattre ce type de missiles. Or Kiev fait état d'une pénurie de ces intercepteurs depuis que le conflit au Moyen-Orient a engendré une réduction des approvisionnements américains .
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    "Vladimir Poutine pourrait risquer une escalade avec l'Europe dès à présent" : la mise en garde de Carlo Masala : Actualités - Orange
    Europe. L'analyste militaire allemand met en garde sur l'éventualité d'une nouvelle agression russe sur le continent, malgré les difficultés auxquelles Moscou est confrontée. Dans La guerre d'après, Carlo Masala imaginait en 2028 une attaque russe sur Narva, en Estonie. L'analyste militaire, en poste au centre de réflexion de la Bundeswehr, l'armée allemande, y explorait la possibilité d'une nouvelle aventure russe, avec cette fois le but de tester l'Otan. Une agression sèmerait-elle la panique en Europe ? Diviserait-elle l'Alliance ? Dans ce scénario, Moscou remporte une victoire stratégique majeure. Aujourd'hui, la Russie est bien plus en difficulté qu'au moment de la sortie de son essai, en juin 2025. Ralentissement économique, fragilités militaires, tensions intérieures… Le régime de Vladimir Poutine est affaibli. Il n'en reste pas moins dangereux pour les Européens. D'après Carlo Masala, l'éventualité d'une attaque russe sur le continent n'est toujours pas exclue - y compris avant 2029, horizon pourtant présenté par les stratèges militaires comme le plus probable. L'Express : Votre livre est sorti il y a un peu plus d'un an. Changeriez-vous quelque chose au scénario de Narva ? Carlo Masala : Les Estoniens, qui me détestent d'ailleurs, ont mal compris mes intentions. Narva peut correspondre au type de prétexte que saisiraient les Russes pour attaquer. Quand Moscou ou un autre pays fait quelque chose d'illégal au regard du droit international - comme l'invasion de l'Ukraine - il essaie toujours de trouver des arguments d'apparence légale. Par exemple : la protection d'une minorité ethnique, dépouillée de ses droits civiques, que la Russie entend défendre. N'importe quelle ville qui borde la Russie sur le territoire de l'Otan - il y en a une similaire en Norvège, une en Lettonie - offrirait le prétexte parfait, parce que des minorités russes y vivent. À cet égard, je n'écrirais rien de différent aujourd'hui. Cela étant dit, dans mon scénario, la guerre contre l'Ukraine est terminée. Aujourd'hui, je ne peux pas exclure que Poutine, à cause des difficultés qu'il a en Ukraine - notamment les Ukrainiens qui frappent ses infrastructures pétrolières et gazières -, entame quelque chose pour détourner l'attention du champ de bataille principal et forcer les pays européens de l'Otan à arrêter tout soutien à l'Ukraine. Pensez-vous qu'il ait les moyens militaires de le faire ? C'est une question d'évaluation. Il pourrait prendre ce risque avec des moyens limités, en combinant une stratégie hybride et militaire. C'est une question de perception. Si Poutine perçoit que l'Otan s'effondre, il pourra risquer cette escalade horizontale dès à présent. À l'inverse, s'il a l'impression que l'Alliance ou qu'une coalition de pays réagira en cas d'agression, il ne le fera pas. Il sait qu'il n'a pas les forces pour faire face dans cette configuration. Quand j'évoque un scénario hybride, je pense par exemple à une attaque contre un réseau électrique quelque part dans les Baltes, en Allemagne, en Pologne. C'est une agression, mais qui ne pousserait pas les pays concernés à déclencher l'article 5 de l'Otan, la clause de défense mutuelle. Le risque que Poutine se décide à user d'une telle stratégie dans les prochaines semaines ou les prochains mois existe, dans le but de pousser les Européens à abandonner leur soutien à l'Ukraine. Vous parlez de semaines et de mois. Que pensez-vous de la fenêtre d'opportunité dont parlent l'Otan et le BND, avant 2029 ? Cette date de 2029 est problématique à plusieurs égards. D'abord, il y a l'évaluation conjointe de la menace produite par les services de renseignement militaire de l'Otan en 2023, qui évoquait un horizon de cinq ans pour que les Russes aient une armée capable de s'en prendre à l'Europe. Cela nous renvoie à 2028. Au printemps 2024, pour une raison qui m'échappe, le ministre allemand de la Défense et le chef des armées allemandes ont évoqué une nouvelle date, celle de 2029. D'un point de vue logique, si j'étais la Russie et que je voulais tester l'Otan, je ne le ferais pas au moment où l'Alliance s'attend justement à un test, et où probablement tous les efforts d'acquisition des deux dernières années se seront matérialisés en capacités permettant à nos forces armées de contrer une telle attaque. Donc 2029 est une mauvaise date. Si j'étais russe et que mon intention était de tester l'Otan, je le ferais avant 2029. Avant le jour où tout le monde se prépare à contrer mon action. Cela pourrait donc arriver plus tôt que 2029 ? Oui, exactement. La France, l'Allemagne et tous les autres pays ont orienté leurs objectifs et leurs capacités militaires vers 2029. Pourquoi la Russie attendrait-elle que les Européens aient réduit les écarts de capacités qu'ils ont actuellement ? Ce serait se priver de tout avantage. Pourquoi attendraient-ils que la France, l'Allemagne, la Pologne aient une défense antiaérienne suffisante ? Il s'agit actuellement de l'un de nos points faibles. Les Russes pourraient facilement saturer notre défense antiaérienne, effrayer nos sociétés en envoyant des missiles balistiques et de croisière sur nos territoires. Pourquoi attendraient-ils qu'on ait une défense suffisante pour contrer ces menaces ? Ces pays y verraient sans doute un acte de guerre. Pourquoi la Russie prendrait-elle ce risque alors qu'elle est en difficulté en Ukraine ? Ce serait absolument un acte de guerre. Mais tout est question de perception. La chose la plus importante à comprendre est que si les Russes perçoivent une opportunité, ils pourraient la saisir - qu'ils se trompent ou non, c'est une autre histoire. Les Russes étaient persuadés qu'ils viendraient à bout de l'Ukraine en trois semaines. C'est pour ça qu'ils y sont allés. C'était une erreur, une mauvaise perception. Elle peut se reproduire. Si Moscou perçoit l'Europe comme faible ou peu préparée, elle pourrait donc choisir de nous attaquer ? Ils pourraient faire quelque chose de très limité, car, au bout du compte, ils ont un but politique. Je ne pense pas que les Russes aient un but militaire, qui serait de conquérir un pays balte, la Pologne, la Bulgarie ou la Roumanie. Leur but est de créer un fossé entre les pays de l'Otan et de laisser l'Alliance s'effondrer, ce qui leur offrirait de larges opportunités pour dominer ensuite des parties du continent européen. C'est aussi pour cela qu'ils mènent une stratégie hybride contre nos sociétés, et qu'ils soutiennent les partis d'extrême droite - car ces organisations ne sont pas seulement eurosceptiques, mais europhobes. Une Union européenne faible est perçue de manière positive à Moscou. Négocier avec l'UE revient à discuter avec un acteur économique très puissant, bien plus fort que la Russie. Mais si Moscou a affaire à la Roumanie ou la Bulgarie toute seule, alors elle a l'avantage. Pensez-vous que la guerre au Moyen-Orient ait changé quelque chose dans les projets de Moscou en Europe ? Elle a ouvert une fenêtre d'opportunité. Une partie de la marine américaine est actuellement dans le golfe Persique, ainsi qu'un tiers de l'armée de l'air. Les États-Unis manquent d'intercepteurs Patriot et de missiles Tomahawks - des capacités qui feraient défaut si la Russie devait attaquer, de façon limitée, un membre de l'Otan. Il faut aussi ajouter qu'un tiers des capacités américaines a été retiré du nouveau modèle de forces de l'Alliance à la dernière réunion ministérielle de l'Otan. Le sommet d'Ankara a pourtant été, notamment dans son communiqué final en faveur de l'Ukraine, perçu comme une démonstration d'unité de l'Alliance. Un de mes amis passé par l'Otan a toujours dit que l'article 5 va de la lettre de condoléances à l'arme nucléaire. On peut invoquer l'article 5, mais cela peut, au bout du compte, ne se traduire par rien de concret. Le plus important n'est pas le communiqué d'Ankara, mais le fait que les États-Unis ont retiré environ un tiers de leurs moyens du modèle de force de l'Otan. Il y a la question des plans régionaux de l'Otan, qui indiquent la manière dont l'Alliance est censée contrer une attaque russe. C'est un processus en trois étapes : si la Russie attaque, dans la première phase les forces déjà déployées dans la région frontalière se battent ; ensuite d'autres forces arrivent en aide entre trois et dix jours. Environ 800 000 soldats américains venant de Washington sont censés débarquer sur le sol européen en cas d'attaque. Je ne crois pas qu'on les voie. Comme le secrétaire à la Défense Pete Hegseth le disait il y a deux ans, et son adjoint Elbridge Colby le répète aujourd'hui aux partenaires européens : nous ne sommes plus le garant principal de votre sécurité conventionnelle, nous vous soutiendrons mais c'est à vous de prendre le relais. Personne ne sait exactement ce que "soutien" veut dire. Cette question se pose-t-elle aussi au sujet du parapluie nucléaire américain ? Précisément. La question s'est posée dans les années 1950-1960, quand les États-Unis ont commencé à fournir la dissuasion nucléaire à l'Europe. Quelle crédibilité y a-t-il à risquer sa propre destruction pour la libération de quelque chose de lointain ? L'Otan a donc construit une échelle d'escalade allant des forces américaines stationnées sur le continent, jusqu'aux armes nucléaires stratégiques basées aux États-Unis. Mais maintenant que Washington dit qu'ils ne sont plus le garant conventionnel principal de notre sécurité, le problème de crédibilité se pose à nouveau. La question redevient : pourquoi les États-Unis risqueraient-ils leur propre destruction pour la libération de Riga, Tallinn, ou d'une autre ville européenne ? Dans ce contexte, la démarche française de "dissuasion avancée", annoncée par Emmanuel Macron cette année, a été plutôt habile. L'idée n'est pas de remplacer la dissuasion nucléaire américaine, mais de l'amender. Mais nous verrons comment les choses se matérialisent dans les années à venir. Pour l'instant c'est un projet sur le papier.
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    L'Europe ouvre en forte hausse, face à une accalmie au Moyen-Orient et des cours pétroliers
    Les principales Bourses européennes sont en ‌forte hausse en début de séance lundi, soutenues par la halte des frappes en Iran ​qui provoque une chute des cours pétroliers. À Paris, le CAC 40 gagne 0,92% à 8.448,93 points vers 07h15 GMT. À Francfort, le Dax grimpe
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  • Brief quotidien — Mercredi 1ᵉʳ juillet 2026
    5. La Réunion, France & International

    🇷🇪 La Réunion
    Les prix des carburants baissent fortement à compter d'aujourd'hui, une évolution favorable pour les particuliers et les entreprises.
    Une étude rappelle que le niveau de la mer pourrait augmenter d'environ 80 cm d'ici 2100 sur l'île, soulignant les enjeux liés au changement climatique.
    Le match de la Coupe du monde entre la France et la Suède figure parmi les événements sportifs suivis à La Réunion.
    🇫🇷 France

    La France poursuit ses investissements dans l'intelligence artificielle, la souveraineté numérique et la modernisation des services publics, dans la continuité des initiatives présentées ces dernières semaines.

    🌍 International

    L'actualité internationale reste marquée par les enjeux géopolitiques au Moyen-Orient, les ambitions spatiales de la NASA avec ses futurs projets lunaires et les discussions sur la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle.
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